Club Unesco du Centre d'Action Femme et Enfant : ONG-D/ CUCAFE

Club Unesco du Centre d'Action Femme et Enfant  : ONG-D/ CUCAFE

POUR QUELS IMPACTS DE L'EDUCATION SUR LES RENFORCEMENTS DES CAPACITES ?

  1. INTRODUCTION

 

 

Le renforcement des capacités est un atout c'est à dire un moteur de la gouvernance locale , un moteur du personnel, un moteur financier des petites et moyennes entreprises, un moteur d'innovations tant professionnelles, entrepreneuriales et managériales.

Le renforcement des capacités est -il une autre forme de l'éducation ?

Les formes de l'éducation sont multiples , innombrables et multidimensionnelles.

D’après Universalis : « Prise dans la perspective que l'on va adopter, l'éducation est au fondement même de toute société. On traitera ici, non pas de n'importe quel processus de développement et de perfectionnement des individus sous l'action d'autrui, mais seulement de ce processus lorsqu'il met en jeu des adultes à titre d'éducateurs et des êtres non encore adultes à titre d'éduqués. Il y a déjà éducation chez l'animal, à des degrés divers, certes, selon les espèces, avec pour résultat une meilleure ou une plus rapide adaptation au milieu, mais chez l'homme les capacités éduquées permettent, au-delà d'une adaptation, une transformation du milieu lui-même ; en outre, non moins spécifiquement humaine est la continuité sociale, qui ne saurait être sans que chaque génération soit, d'une certaine manière, façonnée par la précédente : l'éducation transforme les êtres instinctifs et indifférenciés à la naissance en membres de telle société, capables de contribuer à sa subsistance ou à son développement, par tels savoir-faire, et sachant y établir des rapports sociaux en fonction de tels schémas.

https://www.universalis.fr/encyclopedie/education-types-et-fins-de-l-education/

La société, la génération, le développement, les éducateurs et les éduqués sont ces mots clés ci-haut cités par Universalis.

Trois formes d'éducation semblent être reconnues par notre société se distinguant de l'éducation formelle et informelle. Ces trois types d'éducation sont évoqués par Jean Jacques ROUSSEAU, un écrivain et philosophe et musicien genevois francophone né le 28 juin 1712 à Genève et mort à Ermenonville le 2 juillet 1778. Orphelin de mère très jeune, sa vie est marquée par l'errance.

Biographie de Jean Jacques ROUSSEAU :https://www.toupie.org/Biographies/Rousseau.htm

 

Il distingue 3 sortes d'éducation  maitrisés par divers dégrés :

  1. L’éducation grâce à la nature : développement physique de notre corps et

de nos facultés intellectuelles (aucune maîtrise) ;

      1. L’éducation grâce aux hommes : apprendre à utiliser notre corps et nos facultés intellectuelles(grande maîtrise) ;

3 L’éducation grâce aux choses : notre propre expérience en fonction de notre environnement (maîtrise partielle).

 

Cette éducation nous vient de la nature, ou des hommes ou des choses. Le développement interne de nos facultés et de nos organes est l’éducation de la nature; l’usage qu’on nous apprend à faire de ce développement est l’éducation des hommes; et l’acquis de notre propre expérience sur les objets qui nous affectent est l’éducation des choses.
Chacun de nous est donc formé par trois sortes de maîtres.

Jean-Jacques Rousseau » https://www.integrersciencespo.fr/role-educations-rousseau
Le renforcement des capacités ré joint cette troisième forme de l'éducation .
« Le renforcement des capacités est un processus continu et à long terme, qui englobe les capacités humaines, scientifiques, technologiques, organisationnelles et institutionnelles de chaque pays. Il est évident depuis de nombreuses années que les capacités insuffisantes des pays en développement et des pays à économie en transition les placent dans une situation désavantageuse en permanence et les empêchent de tirer parti des avantages environnementaux, sociaux et économiques découlant du respect des dispositions des accords multilatéraux sur l’environnement (AME). »
https://www.unep-aewa.org/fr/page/renforcement-des-capacit%C3%A9s-0
Éduquer une femme c'est éduquer toute une nation comme le dit-on.
D’après ONU FEMMES : https://www.endvawnow.org/fr/articles/250-renforcement-des-capacits.html
« Les capacités d’un groupe ou d’une organisation sont renforcées lorsque leurs membres acquièrent de solides connaissances sur des concepts clés, leur permettant d’élaborer et de mettre en pratique au fil des années des mesures efficaces d’aménagement urbain sécuritaire pour les femmes.

Le renforcement des capacités peut se réaliser par :

  • Le renforcement des politiques et des protocoles;

  • Le renforcement et la formation de partenariats;

  • L’accès accru aux connaissances et aux ressources;

  • L’amélioration du milieu porteur et des infrastructures; et

  • La concertation avec des personnes et des groupes à tous les niveaux, par le biais de séminaires, de stages de formation, de groupes de réflexion, d’encadrement, de mentorat, de partage continu des connaissances et de débats, etc.

Le renforcement des capacités peut aider les partenaires des programmes d’urbanisation sécuritaire pour les femmes dans des domaines comme :

  • La recherche : où trouver des informations de source officielle et non-officielle sur la sécurité des femmes; comment interpréter les statistiques; méthodologies quantitatives et qualitatives d’établissement et d’analyse des données; développement d’indicateurs relatifs à la condition de la femme; et formulation et réalisation d’enquêtes fiables.

  • Leadership : constitution de groupes de travail sur les villes sûres pour les femmes; mobilisation communautaire en faveur de l’aménagement urbain sécuritaire pour les femmes; et animation de débats publics sur les questions relatives à l’égalité des sexes.

  • Facilitation : médiation des relations intergroupes dans les projets de grande envergure; opportunités offertes aux différents acteurs de partager des informations sur la sécurité des femmes; et vérification de la bonne exécution des tâches du projet.

  • Communication : dissémination d’informations sur l’importance de la question de la sécurité des femmes; sensibilisation des différents publics à la sécurité des femmes; préparation de la documentation à fournir aux médias sur les programmes et objectifs en matière d’aménagement urbain sécuritaire pour les femmes.

Pourquoi le renforcement des capacités  est-il important?

  • Parce qu’il contribue à sensibiliser le public au problème de la sécurité des femmes dans les villes et les communautés, ce qui est très utile pour les personnes actives dans de tels programmes;

  • Parce qu’il offre aux personnes intervenant dans les programmes d’importantes leçons de leadership et des compétences en matière de politique et de communication qui leur serviront à la promotion des programmes;

  • Parce qu’il permet d’économiser de l’argent sur le long terme en fournissant aux personnes intervenant dans les programmes les compétences nécessaires pour accomplir elles-mêmes certaines tâches plutôt que de les sous-traiter;

  • Parce qu’il accroît la confiance des femmes et des filles actives dans les programmes de sécurité en milieu urbain, renforçant leur sentiment de mieux maîtriser leur propre sécurité;

  • Parce qu’il offre aux partenaires des programmes l’occasion de partager les compétences et de progresser ensemble; et

  • Parce qu’il est un moyen efficace de partage des réflexions et des valeurs sur la sécurité des femmes. »

De nos jours, pour une bonne concrétisation d'un quelconque projet, le passage obligé pour atteindre les objectifs est le renforcement des capacités et/ou développement des capacités.


2 . DIFFERENTS IMPACTS
https://www.youtube.com/watch?v=_qGKzC5eBSw

D’après John, Hailey, Rick James et Rebecca Wrigley dans leur document Praxis No2 , intitulé : Pour être à la hauteur des défis ; l'évaluation des impacts du renforcement des capacités organisationnelles »à lire dans le site ci-dessous,
https://www.intrac.org/wpcms/wp-content/uploads/2005/02/Praxis-Paper-2-French-Pour-%C3%AAtre-%C3%A0-la-hauteur-des-d%C3%A9fis-John-Hailey-Rick-James-et-Rebecca-Wrigley.pdf
Je cite : 
« Premièrement, il est nécessaire de mieux comprendre les caractéristiques particulières du renforcement des capacités organisationnelles et s’il le faut, pour être efficace, de recourir à différentes approches pour analyser l’impact d’un programme ou d’un projet, et les actions de renforcement des capacités organisationnelles. Il faut notamment continuer à vérifier s’il est possible, ou même souhaitable, d’établir un lien direct de cause à effet entre des organisations efficaces et le changement au niveau du développement. Bien qu’il y ait eu des progrès dans ce domaine, il est encore nécessaire de développer et de documenter des approches qui soient innovantes, appropriées et accessibles en matière d’évaluation d'impact et qui puissent:

• Être à la hauteur du défi de mesurer ce qui est important, et non pas seulement ce qui est facile à mesurer.
• Saisir et évaluer la nature systémique, multidimensionnelle et dynamique du changement organisationnel de façon simple, claire et souple.
• Utiliser des processus quantitatifs et qualitatifs divers.
• Favoriser une plus grande participation des collectivités locales en tenant compte de leurs histoires et de leurs expériences.
• Chercher l’équilibre entre les principes ‘essentiels’ – tels que la
confiance, l’égalité, l’appropriation, la fiabilité, la crédibilité et la
légitimité – et la souplesse permettant l’adaptation à des contextes
différents.
• Reconnaître et répondre aux besoins et aux intérêts des différentes parties prenantes.
• Recourir à des méthodes permettant d’analyser et de consolider des informations de sources différentes qui présentent un certain degré de cohérence et de comparabilité.

Deuxièmement, les analyses d’impact semblent être plus efficaces là où elles sont liées à des pratiques améliorées dans un environnement organisationnel où l’on privilégie l’apprentissage et l’expérimentation. Ce n’est que dans ces conditions que l’information recueillie et les connaissances partagées pourront
être utilisées de manière constructive afin de favoriser la réflexion critique et améliorer la pratique. Toutefois, il existe actuellement peu d’incitation à l’apprentissage et à la transparence. Sans une reconnaissance explicite des déséquilibres du pouvoir, plusieurs organisations participantes hésitent à montrer leurs limites ou leurs échecs lorsque des considérations financières entrent en jeu. La nouvelle importance accordée à l’apprentissage plutôt qu’au
contrôle et à l’obligation de rendre des comptes, offre des raisons d’être optimistes, mais il y a encore à faire pour résoudre le problème.

Troisièmement, il est vital d’effectuer les investissements nécessaires en termes de temps et de ressources autant humaines que financières. Tout tend à prouver que la réussite des processus d’évaluation d'impact nécessite des investissements financiers importants. C’est là un fait qui doit être reconnu par
les organisations participantes et leurs donateurs, sans quoi ces processus seront mis en œuvre de façon inadéquate, apporteront peu d’information utile
sur le plan opérationnel et souffriront d’un manque de crédibilité. L’évaluation d'impact doit donc être vue comme un investissement qui peut enrichir la capacité d’apprentissage de l’organisation, plutôt qu’un coût supplémentaire. »
La construction d' une stratégie de renforcement des capacités doit se reposer sur trois piliers à savoir, les enjeux ; les outils à développer ; et les effets/et ou impacts sur les partenaires.
Pour favoriser un impact soutenu des initiatives de renforcement des capacités, l'ONG CUCAFE a conçu une module de formation pour les jeunes africains en vue de devenir des agents sensibilisateurs et conservateurs de l'environnement.
https://www.cucafe-ong.com/formation-environnementale-phase-explicative
3. CONCLUSION


Le renforcement des capacités accompagne le développement durable dans ses objectifs pour une autonomie durable.
Il permet aux bénéficiaires de l’aide au développement de monter en compétences pour devenir plus autonomes.
Il représente une solution durable pour gérer la tension entre le temps du projet et le temps du changement, qui sont très différents. En plaçant plus explicitement les bénéficiaires au cœur des projets, ceux-ci pourront dépasser le temps court de ces projets pour continuer la dynamique enclenchée et permettre un véritable impact sur leur société.


Mme Georgette BILONDA MPENDA
Présidente de l'ONG CUCAFE en République Démocratique du Congo
Coordonnatrice de la Synergie SOECDD/RDC
Présidente de l'association CUCAFE/FRANCE


06/12/2021
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